vendredi 4 avril 2008

Bandant

Il a parfois des matins où rien ne vous attend. Le réveil se fait en douceur. On a le temps de penser, de divaguer. Parfois même le corps se réveille un peu plus vite que l'esprit. Moment si doux où la légendaire petite érection du matin se transforme en un véritable plaisir : celui de bander tranquillement.

Un des ces délicieux matins, cette simple bandaison me monte à la tête. Une envie physique de bander, de ne faire que ça, de ne penser qu'à ça, de me focaliser sur mon érection. Commencer par bander de plaisir, ne pas aller plus loin, bander longtemps, ne pouvoir que bander, bander de cette frustration. Mon sexe n'en pouvant plus de se tendre, mon corps se tord, se raidit, s'abandonne aux hormones.

Ma Belle, de retour dans la chambre, me trouve là en train de me tortiller, à moitié réveillé. Enchantée par la scène, elle n'hésite pas un instant à rajouter à mon excitation avec quelques caresses. Je râle de plaisir. Avant qu'elle n'aille plus loin, je lui fais part de mon dessein matinal : bander. Il n'en faut pas que quelques mots pour obtenir l'adhésion de Ma Belle. Elle ne fait pas de mystère sur le plaisir qu'elle va tirer du spectacle de cette bandaison prolongée.

Et il ne faut pas longtemps non plus pour qu'elle tire le fantasme à elle. Cette queue tendue et bouillonnante lui paraisse tout de suite une compagnie sympathique pour la matinée. Reste à y apporter sa touche. Assise sur le lit, elle n'a qu'à tendre la main pour ouvrir un tiroir et en tirer un accessoire de jeu. J'ai donc à peine le temps de réaliser, que Ma Belle me passe un collier au cou. J'aide docilement à sa mise en place. En quelques manipulations, la boucle se referme, pour notre plus grand plaisir. C'est donc le cou maintenant serré, que je vois s'approcher la laisse du même fournisseur. Ma Belle prend tout son temps pour la passer dans l'anneau qui trône sous ma pomme d'adam.

D'une main, la chaînette de la laisse se tend. De l'autre, une lente caresse vient rendre visite à mon sexe. Nos regards se croisent. Le sein pétille, s'enflamme presque. Elle triomphe de son Beau soumis, soumis à sa bandaison, à son propre plaisir et maintenant soumis au plaisir de sa Belle.